La Pologne en Hiver (3/4) - Auschwitz, un devoir de mémoire.

Avant toute chose, j'aimerai dédicacer cet article un peu spécial à un grand homme, Mr PAUL CHYTELMAN, ancien déporté à Auschwitz, dont j'ai eu l'honneur d'entendre le témoignage au lycée (rencontre organisée par nos professeurs d'histoire et de français, que je tiens à remercier également). 


Il est connu que "L'on ne découvre rien d'un pays si l'on ignore tout de son histoire". C'est pourquoi lors de notre voyage en Pologne, nous tenions tant à nous rendre aux camps d'AUSCHWITZ-BIRKENAU. De plus, nous n'étions qu'à quelques jours du 70ème anniversaire de la libération des camps.


Alors, après concertation, nous avons pris notre courage à deux mains & avons décidé de passer la barrière "Arbeit macht frei" afin de nous faire notre propre idée des lieux et de ce que cela a pu être, même si je doute que cela soit possible.

"Arbeit macht frei" - "Le travail rend libre"

De Cracovie à Auschwitz - comment s'y rendre ? 


Le bus est probablement le moyen le plus rapide de se rendre aux camps. De nombreuses navettes partent régulièrement de la gare routière de Cracovie, mais les compagnies de transport sont diverses et variées... Il faut trouver un mini-bus portant l'inscription Oświęcim. Vous pouvez acheter directement vos tickets aller-retours, et consulter les horaires de passage à Auschwitz auprès du conducteur lui-même. Les prix sont très abordables : entre 6 et 8 € l'aller-retour. Pour ce qui est de la fiabilité et du confort du service, ça reste à revoir... À l'aller, ne peut monter qu'un nombre précis de passagers. Mais au retour (nous avons pris le dernier bus), certains étaient debout - le conducteur ne pouvant refuser de les ramener à Cracovie.

→ Premières impressions

Directement quand on entre dans le musée
Après avoir été quelque peu malmenées par le trajet en bus, nous mettions les pieds sur ce sol ravagé par l'histoire. Le soulagement dû à la descente du véhicule fut vite effacé par les silhouettes des premiers bâtiments. Ils étaient là, exactement comme dans les nombreux films que nous avons tous pu voir au cinéma, mais l'aura qui s'en dégageait n'avait rien de tout ça. Un puissant malaise s'empara de nous. Nous avancions vers eux, attentives et silencieuses.


→ Formalités

© Chiara
La visite est gratuite, et très contrôlée : par exemple, les sacs à dos de grande dimension ne sont pas autorisés (possibilité de les laisser dans un vestiaire à l'extérieur du "Musée" qui est en réalité l'entièreté des camps). Il est également possible de prendre une visite guidée ou un petit dictaphone (payant). Nous avons choisi de visiter par nous-même, afin d'être plus libres de nos choix.
Il existe une petite échoppe qui offre un service de restauration rapide, et une librairie présentant de nombreux ouvrages sur l'histoire des camps et sur la Seconde Guerre Mondiale.


Piquante perspective



→ Dans l'enceinte des murs...

Passé le petit portique automatique, nous quittions le 21ème siècle et faisions un bon de 75 ans en arrière. Tout semblait intact, comme si rien n'avait été usé par le temps et les événements. Pourtant, les vieilles pierres et les clôtures de fils barbelés nous racontaient leur histoire.
Reflets du passé

[Gros coup de gueule : nous avons été outrées par ces touristes irrespectueux, faisant des Selfies à l'intérieur des Camps de la Mort, le visage éclairé par de grands sourires.]

Nous avons suivis le sens de la visite indiqué par les panneaux d'informations - rédigés en Polonais et en Anglais. Toutes les 4 nous concentrions pour comprendre un maximum de choses des explications données, désireuses d'apprendre et surtout de comprendre comment tout cela avait pu arriver...



Plusieurs blocs sont ouverts au public et présentent différentes expositions, soit sur leur utilité passée, soit sur des conditions de vie, etc... Des photographies de soldats ou de déportés, des objets personnels, des reconstitutions de chambres ; nous déambulions dans ces couloirs comme des fantômes.




© Chiara

A noter que la prise de photos est autorisée, sauf dans certaines salles (cheveux/chambres à gaz...). Cependant, Chiara et moi étions assez intimidées, et n'avons pas fait beaucoup de clichés.



→ Retour à l'air libre

Double grillage




Nous n'avons pas eu le temps nécessaire pour nous rendre à Birkenau (Auschwitz III), et peut-être pas l'envie non plus. C'est le cœur lourd que nous sommes sorties du musée en direction de l'arrêt du bus qui nous ramènera à Cracovie pour une dernière nuit.





Le lendemain, nous prenions la route pour la station hivernale de Zakopane, tout près de la frontière Slovaque. 






→ Le véritable hiver Polonais : Zakopane et les Tatras
La Faute Au Graph

« Vous avez la capacité de voir les choses à travers un prisme qui rend le monde plus beau. »

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V&M