Svalbard (2/10) - Longyearbyen, capitale du Royaume des Ours.Longyearbyen, une ville haute en couleurs

" Et les ours de Svalbard ? demanda Lyra. Ils sont des milliers, pas vrai ? C'est ce qu'on raconte. " 
À la Croisée des Mondes, Philip Pulman

L'Ours Blanc, plus grand carnivore au monde (ici empaillé)

En effet, l'archipel du Svalbard compterait 3000 ours polaires pour seulement 2200 habitants, tous - ou presque - regroupés à Longyearbyen, faisant ainsi d'elle la capitale territoriale la plus nordique au monde. Située au bord d'un fjord, l'Adventfjorden, la ville fût fondée dans le but d'exploiter les mines de charbons. À présent, nous pouvons clairement distinguer deux parties dans la ville : les quartiers 'modernes', avec des habitations, des écoles et même l'université la plus septentrionale de la Terre, et les anciennes exploitations de charbons, qui furent pendant longtemps l'unique activité de la ville.



Nous n'avons passé que deux courtes journées à Longyearbyen - à l'arrivée et au retour, mais nous n'en avons pas perdu une miette ! À votre tour, venez déambuler entre maisons colorées et mines abandonnées, puis partagez un bon repas chaud autour d'une bière bien méritée !






Longyearbyen, une ville haute en couleurs

Bienvenue à Longyearbyen, capitale du Svalbard



Longyearbyen est une petite ville, mais une petite ville moderne. Bien que se trouvant à une latitude de 78° , elle est équipée de toutes les installations essentielles à son bon fonctionnement. Le tourisme s'y est grandement développé, prenant de ce fait le pas sur l'extraction minière. Cependant, une mine de charbon reste encore en activité afin d'alimenter la ville en chauffage et électricité.





Vue d'ensemble sur Longyearbyen

Au sein de la ville, nous trouvons tous types de bâtiments : des petits immeubles, des complexes commerciaux, scolaires et sportifs, mais aussi d'adorables petites maisonnettes dont l'architecture semble typiquement norvégienne. Le tout forme un ensemble gai et coloré, emplit de joie de vivre.

Architecture Norvégienne



L'Adventfjorden (rive sud)

Lorsque l'on suit les routes de terres en direction de la côte, nous nous retrouvons face à un paysage hors du commun. Le long de l'Adventfjorden, nous nous émerveillons de chaque petit détail, prenant tout de même garde aux Sternes Arctiques qui protègent leurs nids. Le monde ici semble dépourvu de végétation, mais à quelques mètres de là, nous découvrons des sortes de petites prairies...

Linaigrettes

À savoir : Longyearbyen abrite la Réserve Mondiale de Semences du Svalbard (Svalbard Global Seed Vault), une chambre forte souterraine destinée à conserver dans un lieu sécurisé les graines de toutes les espèces végétales cultivables au monde, afin de les protéger d'une éventuelle catastrophe et d'en préserver la diversité génétique.

Longyearbyen, cité minière

Longyearbyen tire son nom d'un homme d'affaire américain - Mr Longyear - qui créa la ville au début du XXème siècle pour exploiter le charbon. Peu de temps après, les norvégiens rachetèrent la ville et les mines. Aujourd'hui, une seule d'entres elles est encore en activité, les autres ayant cessé l'extraction pour cause de rentabilité. De la mine n°7 dépend la production d'énergie pour toute la ville.

L'une des mines de charbon abandonnée de Longyearbyen

  


Un téléphérique de bois borde les montagnes encerclant Longyearbyen. Celui-ci servait à acheminer, via de petits wagonnets, le charbon des mines jusqu'à la gare de tri, avant d'être envoyé soit vers l'usine pour une consommation locale, soit vers le port pour l'exportation.

Le téléphérique qui acheminaient le charbon jusqu'à la gare de tri

L'ancienne gare de tri du charbon


Le téléphérique conduisant autrefois le charbon au port

Nous avons déambulé entre ces vestiges de bois, d'acier et de tôle, profitant également d'une vue plongeante sur la ville. Nous aurions aimé avoir plus de temps à accorder à l'histoire des mines de Longyearbyen, mais notre planning était chargé. Toutefois, nous n'oublierons pas ces instants de découvertes dans un lieu que le monde semble vouloir laisser derrière lui.

  


Longyearbyen, petits plaisirs



Au retour de notre périple en kayak de mer, il nous restait une soirée à passer dans la capitale du Svalbard. Après une aventure comme celle que nous venions de vivre, nous n'étions pas contre un petit peu de (ré)-confort. De plus, ces instants seraient les derniers tous ensemble, et nous ne voulions pas manquer ça. Ainsi, nous avons réservé une table pour 9 personnes (notre guide repartant sur un circuit le lendemain) à l'HUSET, considéré comme le meilleur restaurant de Longyearbyen. Grosse déception en arrivant devant ce bâtiment qui ressemble plus à une cantine qu'à un restaurant de luxe... Mais à peine avons-nous franchi la porte que nous pouvons nous émerveiller de la grandeur et la beauté du lieu, et profiter d'une ambiance conviviale et chaleureuse. Là, nous y avons dégusté ragoût de renne et ongle arctique dans la joie et la bonne humeur.


Pour finir la soirée, nous sommes allés au COAL MINERS' BAR & GRILL

Le Coal Miners' Bar & Grill




Ici encore, et comme dans les hôtels que nous avions fréquentés (dont nous n'avons pas les références, ceux-ci ayant été réservés par l'agence), il est de mise de retirer ses souliers avant d'entrer. Le Coal Miners' Bar & Grill prête alors des chaussures type crocs pour ceux qui ne veulent pas marcher pieds-nus. Une fois installés dans un cadre douillet et feutré, nous avons commandé quelques bières à la jolie demoiselle aux cheveux bleus, qui a gentiment accepté que Marion la photographie. Enfin, la mascotte du bar, l'ours en peluche, nous a rejoint pour une séance photo animée !


Photo de groupe. On s'aperçoit qu'il fait encore jour, même à 23h
Nous et notre ami l'Ours

Le lendemain, nous quittions Longyearbyen, le coeur lourd mais des souvenirs plein la tête. En seulement deux demies journées, la capitale du Svalbard nous aura surpris et émerveillé. C'est pourquoi nous souhaitons de tout cœur avoir la chance d'un jour y revenir, pour revoir encore et encore ces paysages enchantés et surréalistes.

Le monde entier semble figé hors du temps




Brucebyen, là où tout commence
→ À la poursuite des fantômes de Pyramiden 
Phantomodden, sur la trace des ours


La Faute Au Graph

« Vous avez la capacité de voir les choses à travers un prisme qui rend le monde plus beau. »

2 commentaires:

  1. Ces paysages sont surnaturels et majestueux, ta photo de conclusion me laisse sans voix !!! Et celle de L'Adventfjorden me rappelle étrangement l'Islande, c'est marrant !! J'adore les petites maisons colorées, et j'aime beaucoup te lire, c'est très bien écrit !! Donc je vois que tu as quand même aperçu un gros ours blanc... Empaillé :D :D !!! Bisous !!

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    1. Il y a en effet certaines similitudes avec l'Islande :) Merci pour tes gentils commentaires, ça me fait extrêmement plaisir :D Ahah oui, un empaillé, et un en peluche ;) bisous, à bientôt!

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V&M