Actualité #24 - Dimanche 9 avril 2017

  Escalade à la tour de Montléans

Nous l'attendions avec impatience, mais nous ne l'espérions plus. Du lundi au vendredi, le soleil brillait avec force, augmentant notre hâte un peu plus, alimentant le désir. Mais, week-end après week-end, le temps se retournait contre nous et la météo se déchaînait : non, nous ne grimperons pas à l'extérieur aujourd'hui encore. 

Alex

Heureusement, la malchance ne peut durer indéfiniment. Et nous avons pu non seulement faire de l'escalade en falaise, mais aussi découvrir un endroit merveilleux à deux pas de chez nous : la Tour de Montléans

Située à Jardin, à seulement quelques kilomètres de Vienne (Isère - France), la Tour de Montléans se fait discrète. Elle est le dernier vestige du château de Montléans, bâti au XIIème siècle et détruit au XVII sur ordre de Richelieu. 

Vincent

Elle ressemble étrangement aujourd'hui à la tour de Raiponce, et qui sait quels secrets elle abrite encore.

Raipoooonce, lance moi ta cheveluuuure!





Nous avons pique-niqué au pied de la Tour, posé les slacklines, et profité des températures douces et clémentes offertes par ce soleil d'avril. Un dimanche comme on les aime, entre amis et en pleine nature, quelques bonnes bières et des cookies. 








Alex, notre professeur particulier

 

 

Nouvelle discipline : la slackline synchronisée

Mais trêve de plaisanteries, nous sommes venus ici pour grimper. Nous avions téléchargé le topo du site et avons ainsi retrouvé les voies sans soucis. Chaussons aux pieds et nœud de huit serré, c'était parti ! 

 

Nous avons commencé par une 4C (Fronde) sur la dalle : c'est Marc qui s'est occupé d'équiper la voie. Nous avons plus ou moins tous l'habitude de grimper ensemble, et même si certains binômes semblent plus logiques, nous pouvons tous nous assurer entre nous (on évite quand même de laisser Lucie assurer Vincent, vous imaginez pourquoi!). 

Marc, première voie.

 


» Petit rappel du matériel nécessaire (liste non exhaustive), même si cela peut sembler logique


- Une corde. Parce que oui, on n'est pas des fous, on ne grimpe pas en free solo sous LSD comme ces fous de Yosemite (mais bon, on les admire quand même). 
- Des dégaines. Les voies sont équipés de spits (petits anneaux en métal), sur lesquelles il vous faudra accroché une dégaine, dans laquelle seulement vous passerez votre corde.
- Une vache (non, pas celle qui fait "meuh"). Parce qu'arrivé au relais, vous devrez faire la manip de fin. Je ne sais pas la faire, nos trois garçons grands et forts s'en sont gentiment chargés!
- Un système d'assurage. Comme son nom l'indique, pour assurer les grimpeurs pendant leur ascension.
- Des chaussons. Parce qu'on peut aussi grimper sans, on peut même grimper à poil si on veut. Mais personnellement, nous, on préfère les chaussons, c'est plus sûr et moins  douloureux. 


- Un casque. Bon, ça fait des têtes de glands, mais au moins, on ne se prendra pas de la caillasse dans la mouille


Une fois ce petit échauffement terminé, nous nous sommes lancés sur une voie nommée La Force Tranquille, côtée 5A avec le dièdre, 6A sans le dièdre. Une voie qui a beaucoup plus à Lucie tant elle demandait de l'adhérence ! C'est Alex qui a monté la corde et nous a permis de décrypter les mouvements.

 



Montons encore un peu le niveau avec la suivante, La Chamoniarde, une 5B avec (encore) un dièdre, qui s'escalade en deux parties : Marc a commencé, Vincent a terminé. 

 

Marion, sur le début de la voie

Il faut dire que cette faille a plu à tout le monde (sauf au sac de magnésie qui avait décidé de rester coincé...) et que c'est, pour la majorité d'entre nous, la voie que nous avons préféré. Méfiez vous tout de même des ronces et de l'arbres de la fin! 

Alex, au sommet de la faille

Lucie, dans le mauvais sens 




Et après une petite pause au soleil bien mérité, un goûté salé ou sucré et une réhydratation efficace, nous sommes repartis sur une dernière voie.





C'est la première que nous avions repérée en arrivant : avec un nom comme l'Art du Vol, cette 5C ne pouvait que se faire remarquer. Possédant un petit surplomb, nous avons laissé Vincent l'équiper, sous nos regards concentrés, le souffle suspendu avec lui. 

Vincent, en atteignant le surplomb

Lucie



Vincent, fier de sa performance 

J'ai le vertige. Ce n'est pas nouveau, et si j'ai commencé l'escalade, c'est aussi pour vaincre cette peur du vide irraisonnée. En falaise, beaucoup plus qu'au mur, je reste tétanisée sur la paroi, sans pouvoir retrouver mes esprits. Sur cette voie là, juste avant le surplomb, mon coeur s'est emballé et les larmes ont commencé à couler. Je suis donc redescendue à mi-chemin, à la frontière entre déception et colère contre moi-même. 

Marion, avant la crise de panique

Mais je n'abandonne pas, jamais. Mes amis sont là pour m'aider, me soutenir dans ces moments difficiles, et me conseiller sur le chemin à suivre. Alors, malgré la peur et les pleurs, j'ai passé une très bonne journée, bien entourée. Des sourires, des frissons aussi, et de la fierté. 

Une bonne journée!

Je crois que nous pouvons le dire : 



Tour de Montléans, nous reviendrons.

La Faute Au Graph

« Vous avez la capacité de voir les choses à travers un prisme qui rend le monde plus beau. »

3 commentaires:

  1. Je trouve ta passion (assez récente, si j'ai bien suivi !) de l'escalade très courageuse et je suis super admirative de ce que tu fais pour surmonter le vertige, te dépasser, aller plus haut. Je trouve que ça te va bien, aussi, toi qui as grandi au pied du Vercors. Et je trouve super que tu admettes la peur et cherches à la dépasser, à te dépasser. Continue, c'est top ce que vous faites ! Et la photo de toi en train d'escalader est super belle, tu fais très Lara Croft, t'es magnifique !
    Gros bisous <3

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    1. Oui, c'est très récent, en effet ! Il y a deux ans, quand on me parlait d'escalade, je partais en courant, et voilà que j'y vais plusieurs fois par semaine! :p
      Merci beaucoup, tes encouragements et compliments me vont droit au coeur. C'est difficile, à chaque fois, de se dire qu'on va grimper, quitter terre, et qu'on pourrait tomber. Mais le dépassement de soi qui en ressort est un sentiment puissant, et il m'aide à prendre confiance en moi dans les situations de tous les jours!
      Ahah tu es la deuxième à me dire ça pour Lara Croft, merci beaucoup, ça me flatte!
      Je t'embrasse fort, à très bientôt <3

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  2. J'en suis au stade où je pars en courant ;) Mais Marcel essaie de m'y pousser. Surtout qu'avant j'avais hyper peur du vide, et depuis l'accrobranche, ça va mieux. Si j'aime l'accrobranche, pourquoi ne pourrais je pas aimer l'escalade ? A tester. Marcel s'est blessé connement à l'orteil en prenant un bloc de 300 kg sur le pied (histoire de bêtise typiquement masculine, laisse tomber ^^), donc il peut pas grimper pour le moment, mais quand il sera réparé, je crois qu'on va tester.

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V&M